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Why I support Marcel Côté for Mayor of Montreal

by Martin Bergeron

Marcel Côté is both a thinker and a doer, a relatively rare combination. But beyond the fact that we are talking about a remarkable individual with an impressive resume, it is the meeting of his personality and skills with the current political context that makes me believe he is ideally suited to lead the City of Montreal over the next four years.

1- Marcel Côté’s bridge-building leadership: Montreal is going through an unprecedented period of turbulence. To restore Montreal’s confidence and pride, we need a collective effort that mobilises all montrealers, from east and west, no matter what our origins, mother tongue or political affiliations. Montrealers appreciate the current coalition that is leading our City, and we need that collaborative spirit to continue over the next four years. Marcel Côté is a bridge-builder leading a coalition of people coming from different communities, who all wish to work together for the benefit of Montreal.

2- His expertise in governance and economic development: Yes: Marcel Côté is a curious mind who is knowledgeable about a variety of subjects, but he is mostly known as an expert in two particular fields: governance (especially of the City of Montreal), and economic development. Of all the challenges Montreal is currently facing, I would rank both governance and economic development as top priorities. In order to improve the way the City works and to give our economy a much-needed spark, I know of no better person to lead the way than Marcel Côté.

3- His ability to speak for Montreal vis-à-vis the government of Quebec: In order to reform its structures, regain long-term financial flexibility, diversify its revenue sources and give priority to the best public transit projects, the City of Montreal will need to be heard loud and clear by the government of Quebec. Hard-fought negociations will certainly take place between the two on a number of issues, and Montreal needs a Mayor who knows the government well, and a Mayor with enough credibility and diplomatic skills to lead the way. Marcel Côté has demonstrated many times in his career that he knows how to deal successfully with the government of Quebec.

There is a saying in politics that good government is usually the result of a meeting between a particular political context, and the personality and skills of a leader who comes to power in that context. Marcel Côté is the right leader at the right time for Montreal in 2013. This is why I support him for Mayor of Montreal.

Punir les firmes collusionnaires: attention aux dommages collatéraux

Donald Riendeau

Gladiator-fights

L’hypersensibilité et la frustration règnent présentement au Québec envers les 5 ‘’C’’ : corruption, collusion, complaisance, conflits d’intérêts et communications d’influence.  Nous sommes à la fois si écœurés et empressés de voir des changements se produire que nous sommes prêts à suivre nos gouvernements aveuglément, lesquels pour nous plaire et gagner du capital politique, sont prêts à condamner et détruire des entreprises.

Or, les propositions récentes du gouvernement (Loi 1), celles du gouvernement précédent (C-73 et C-25) et celle du Maire Applebaum souhaitant écarter une firme d’ingénierie (voir plusieurs) des appels d’offre de la Ville de Montréal, sont déraisonnables et destructrices pour l’économie et le tissu social du Québec. Le réflexe de nos politiciens a été de punir les organisations coupables pour apaiser la grogne populaire mais sans mesurer toutes les conséquences à moyen terme des lois adoptées à la va-vite. Condamnons toutes ces entreprises pour nous donner bonne conscience. Cela nous ramène allégoriquement au temps des Romains : un peu de sang,  ça fait du bien… Ou aux siècles passés : une purge guérit tout.

Les quelques lois adoptées récemment ont été écrites dans un esprit de punir une entreprise entière pour la turpitude d’un ou de quelques dirigeants, actionnaires ou administrateurs. Imaginez: quelques crapules chez SNC-Lavalin et voilà les contrats retirés pour cinq ans dans le secteur public !

Conséquences :  des pertes d’emplois assurés au sein des 30,000 employés dont la très vaste majorité sont honnêtes. Des impacts indirects sur des milliers d’emplois indirects. Des désastres économiques pour une foule de fournisseurs compétents et consciencieux. Des prédateurs financiers étrangers,  flairant la bonne affaire décideront de faire une offre d’achat hostile sur cette entreprise, privant le Québec de centaines de millions d’impôts versés chaque année puisque le siège social sera transféré à l’étranger. À la guerre, on nomme de telles conséquences «  dommages collatéraux ».

Dans deux de ses récentes décisions, la Cour Suprême du Canada énonçait que l’intérêt d’une organisation ne devait pas être synonyme ou confondu avec celui de ses actionnaires mais devait également tenir compte des intérêts des employés, des clients, des créanciers, des fournisseurs, du public et des autres parties prenantes. Il est donc très dangereux pour un gouvernement provincial ou municipal de condamner publiquement une entreprise dans son ensemble alors que quelques dirigeants ou actionnaires ont agi de manière illégale… aussi frustrant cela soit-il. Agir ainsi va à l’encontre de ce principe de la Cour Suprême.

Pire encore, laisser à l’Autorité des marchés financiers (AMF), avec toute la compétence qu’elle puisse avoir, l’odieux de déterminer quelle entreprise mérite la ‘’confiance du public’’ est fort probablement inconstitutionnel puisque trop aléatoire. D’ailleurs, qui peut juger de l’intégrité d’une entreprise et de la confiance du public ? L’on trouvera probablement quelques exceptions et entourloupettes pour épargner les firmes de 5000 employés, mais quelques firmes d’une dizaine d’employés périront pour montrer politiquement que l’on a agi. Pas beaucoup plus éthique!

Il ne faut pas protéger ou laisser ces firmes impunies pour leurs actions inacceptables. Cependant, il ne faut pas non plus les détruire parce que quelques fripouilles se sont servies pendant une époque où c’était le buffet à volonté au Québec. Une époque où plusieurs de nos instances de surveillance dormaient littéralement au gaz, et ne faisant pas preuve de la vigilance qu’elles présentent aujourd’hui.

Quoi faire ? Trouvons des preuves en dehors de la Commission d’enquête pour incriminer les individus plus que les organisations, mais également récupérons au passage quelques centaines de millions des beaux profits réalisés par ces firmes à un rythme qui ne les détruiront pas.

Ensuite, soyons imaginatif. Au lieu de seulement adopter une approche punitive, pensons féliciter les compagnies éthiques.

Par exemple, j’ai appris récemment qu’une firme d’ingénierie tente en vain depuis 20 ans d’obtenir des contrats auprès de la Ville de Montréal et de plusieurs autres municipalités parce qu’elle n’a jamais accepté de jouer le jeu des entreprises collusionnaires. Une partie de la solution consisterait à récompenser de telles entreprises, qui ont fait la preuve du temps.

Pourquoi ne pas implanter à la grandeur du Québec un système de points de mérite ou de démérite lors des appels de propositions. Un système qui par exemple accorderait 10% aux entreprises n’ayant pas fait l’objet de condamnation ou d’accusations au cours des 10 dernières années ou, mieux encore, qui ont mis en place un véritable programme d’intégrité. Cette avenue permettrait aux compagnies éthiques de gagner plus de contrats sans nécessairement détruire les entreprises au sein desquelles  quelques dirigeants ont agi avec cupidité et malice.

Comme disaient les Romains : « Corruptio optimi pessima » c.à.d. la corruption des élites est la pire. C’est donc au niveau des élites responsables que les sanctions devraient s’appliquer et ce, avec vigueur.

Je crois que les québécois trouveraient cette solution acceptable et plus équitable pour tous. Au lieu d’essayer de frapper le ‘’coup de circuit politique’’ de la semaine pour briller, essayons de construire ou de reconstruire tous ensemble pour demain.

Espérons que nos gouvernements éviteront d’utiliser des lois à des fins partisanes pour calmer la grogne. Il est très dangereux pour l’économie du Québec et notre confiance collective de croire que l’accumulation de lois procédurières assurera des conduites éthiques.

Finalement, n’oublions jamais que l’éthique est très importante mais ne doit pas être aveugle aux autres enjeux de notre société. Ces enjeux sont légaux, économiques, sociaux et même fiscaux.

Une grande mobilisation pour la cause de Montréal

Martin Bergeron

Photo profil

Je reproduis ici le texte publié hier sur le blogue de François Cardinal de La Presse:

http://blogues.lapresse.ca/avenirmtl/2013/04/29/martin-bergeron-«une-grande-mobilisation-pour-montreal»/

Face à l’ampleur des défis à relever au cours des prochaines années, Montréal a besoin d’un Maire et d’une équipe de conseillers capables de créer une grande mobilisation pour sa cause. Pour réussir cette mobilisation, il nous faut un groupe de leaders qui saura à la fois inspirer la population, et projeter davantage d’autorité auprès des gouvernements du Québec et du Canada.

Nous identifions six grands défis qui devront être relevés en priorité au cours des prochaines années si nous voulons que Montréal se construise un avenir à la hauteur de son potentiel :

1-    Combattre énergiquement la corruption pour regagner la confiance des citoyens;

2-    Simplifier la gouvernance de la ville pour améliorer sa performance et accélérer le passage à l’action;

3-    Assainir les finances publiques pour livrer des services efficaces et tenir compte de la capacité de payer des montréalais;

4-    Augmenter notre poids démographique en retenant plus de familles en ville;

5-    Décongestionner la métropole en investissant massivement dans le transport en commun;

6-    Développer notre économie en misant sur nos Universités, nos industries créatives, la relance du secteur manufacturier et le commerce de proximité.

Pour réussir ce vaste chantier, il va falloir que Montréal recommence à compter au gouvernement fédéral, et que les partis provinciaux cessent de voir la métropole du Québec comme un « champ de bataille politique »  où il n’y a aucun gain à faire. Nos élus municipaux sont toutefois les premiers concernés et nous avons besoin d’un Conseil de ville proactif,  qui agit avec force et cohérence afin de stimuler l’intérêt pour Montréal.

Si je fais appel à cette mobilisation, c’est parce que j’aime Montréal et que je crois que la prochaine élection municipale pourrait être déterminante pour l’avenir de notre ville. À quatre ans des fêtes du 375e anniversaire de sa fondation, et au moment où se conclut le dernier chapitre de la première administration de la nouvelle ville, Montréal est à la croisée des chemins.

Saurons-nous collectivement saisir cette occasion qui se présente pour remettre Montréal sur le droit chemin et redonner de la fierté aux montréalais? C’est pour ça que je m’engage pour la cause de Montréal.

Pendant qu’on fera le ménage…les 5 autres grands défis de Montréal

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Par Martin Bergeron

Il va sans dire qu’une révision de fond en comble des pratiques et des moeurs devra nécessairement être la priorité #1 de la prochaine administration municipale de Montréal. Ce n’est toutefois pas le seul défi d’importance auquel devra s’attaquer notre ville au cours des prochaines années. J’en identifie 5 autres qui joueront un rôle clé pour l’avenir de Montréal:

Démographie

« La démographie, c’est le destin, » a dit Auguste Comte. C’est particulièrement vrai pour les villes, et Montréal n’échappe pas à cette logique.

Comme nous le rappelle Benoit Gignac, on ne peut faire abstraction du fait qu’à l’époque des grandes réalisations de Montréal pendant les années ’60, la ville que dirigeait Jean Drapeau comptait pour les deux-tiers de la région métropolitaine, et plus du tiers de la province de Québec. Aujourd’hui, cette part est passée à la moitié de la CMM, et le quart du Québec. Ça compte!

La démographie désavantage également Montréal quand vient le temps de compétitionner avec des villes comme Toronto qui sont déjà passablement plus grandes, et qui connaissent également une croissance plus robuste.

Pour amorcer un renversement de tendance, Montréal doit agir principalement sur deux fronts: attirer plus d’immigrants et retenir plus de familles sur l’ile.

Développement économique

Il y a déjà plusieurs bonnes choses en cours sur ce plan – et la vigueur actuelle de la construction immobilière est là pour le prouver – mais Montréal peut encore faire mieux.

Au niveau de la localisation des entreprises, il y a une réflexion métropolitaine qui devrait être faite pour que l’on cesse de se cannibaliser, et que l’on travaille ensemble à attirer des entreprises au bon endroit, et surtout à en créer des nouvelles.

Le commerce de proximité doit d’ailleurs être au coeur de la stratégie de croissance de Montréal.

Le processus d’approbation des projets doit également être assoupli pour faire en sorte qu’il soit plus facile d’investir et de développer à Montréal.

Pour réussir le développement économique de Montréal, nous devons adopter une approche globale comme l’a si bien fait Michael Bloomberg à New York. Il faut s’en inspirer.

Transport en commun

On ne le dira jamais assez: le transport en commun, c’est le meilleur investissement pour Montréal:

A) Ça décongestionne ponts et routes;

B) Ça favorise l’épargne des ménages;

C) Ça contribue à notre base industrielle (Bombardier, NovaBus, etc.);

D) Ça fait augmenter la valeur foncière.

Il y a présentement pour 23 G$ de projets sur la table qu’on veut réaliser d’ici 2020. C’est évidemment irréaliste de penser qu’on pourrait faire tout ça dans un si court laps de temps, et avec les moyens dont nous disposons présentement…mais c’est le meilleur investissement qu’on puisse faire!

Un rappel à tous: la meilleure façon de décongestionner les routes, c’est de faire voyager plus de monde en-dessous de la terre. Le prolongement du métro, ça presse!

Gouvernance

Nombre et pouvoirs des arrondissements, nombre d’élus, conseil de ville et conseil d’agglomération…: c’est complexe, et plusieurs se demandent si on doit y toucher ou pas. Je suis convaincu que la gouvernance est un sujet trop important pour ne pas s’en préoccuper.

Mon préjugé de base est en faveur de la ville centre, et je crois que la décentralisation des pouvoirs est allée trop loin. Mais fondamentalement, un grand principe doit guider toutes nos décisions dans ce domaine: la subsidiarité, c.à.d. donner le pouvoir au niveau d’administration le mieux placer pour livrer le service.

Je pense également que Montréal a trop d’élus, et je ne comprends pas le raisonnement de plusieurs qui concluent qu’une réduction du nombre d’élus mènerait inévitablement à embaucher plus de fonctionnaires et/ou plus de personnel de soutien politique. Entre autre, pourquoi certains arrondissements ont apparemment besoin de conseillers d’arrondissements, alors que dans d’autres ce sont les conseillers de ville eux-même qui s’en occupent?

Finances publiques

Les finances de la Ville de Montréal – comme celles des autres municipalités du Québec, d’ailleurs – croulent sous le poids d’obligations à long-terme beaucoup trop onéreuses, entre autre liées au fonds de pension des employés. La proportion payée par l’employeur devra tôt ou tard être revue à la baisse, en même temps que l’on s’assurera de ne pas payer trop d' »extras » sur les travaux publics, à défaut de quoi:

a) la Ville devrait diminuer le niveau de services qu’elle offre aux citoyens;

b) ou elle devrait hausser dramatiquement le niveau de ses taxes foncières.

Succomber au scénario A reviendrait pratiquement à renier la mission de la ville, quand on sait qu’une administration municipale, c’est d’abord et avant tout un organisme donneur de services. Quand au scénario B, il engendrerait nécessairement un affaiblissement de la compétitivité de Montréal par rapport à ses villes voisines, et ferait porter un poids fiscal inéquitable aux montréalais.

Un nouveau pacte fiscal est nécessaire pour Montréal, afin de cesser cette pratique malsaine de toujours devoir aller quémander auprès du gouvernement du Québec. En ce sens, le livre blanc de l’Union des Municipalités du Québec (UMQ) est une excellente proposition qui mérite d’être adoptée rapidement.

Retirer les primes de départ n’est qu’un début

par Donald Riendeau

Gilles Surprenant

 

Le ministre Gaudreault lance un message clair aux élus municipaux, il propose de mettre un terme aux primes de départ pour les élus démissionnaires en cours de mandat. Être un élu est un privilège qui s’accompagne de responsabilités, il faut être digne de la confiance qui nous est accordée. Depuis quelques semaines le gouvernement du Québec fait preuve d’une certaine écoute citoyenne, une certaine sensibilité à nos préoccupations, outre l’épisode du délégué du Québec à New-York.

Cependant, les Québécois s’attendent à beaucoup plus. Le projet de loi 10 frappe l’imaginaire, mais concrètement touche une poignée de gens. Tout au plus, deux ou trois élus seront annuellement accusés au criminel et une vingtaine d’autres démissionneront en cours de mandat. Nous récupérerons collectivement peut-être deux, voir trois millions de dollars, probablement le prix de la réforme.

Pour redonner confiance aux Québécois, le gouvernement aurait intérêt à considérer l’adoption de mesures plus globales avec de véritables impacts. Nos gouvernants auront-ils le « courage » de remettre en question certaines pratiques qui les touchent directement ?

D’abord, s’il y a une question taboue c’est bien celle des régimes de retraite des députés provinciaux. Plusieurs experts parlent d’une générosité excessive et d’un pactole sans commune mesure. Deux mandats et voilà une généreuse pension à vie équivalente à trente années de salaire d’un employé du secteur privé. Pas surprenant que certains soient attirés par la politique pour assurer leurs vieux jours ! À une époque où un gouvernement sérieux et soucieux de l’avenir du Québec devra procéder à des compressions, l’exemple doit venir d’en haut, les bottines doivent suivre les babines.

La remise en question des allocations de transition est une autre mesure qui aurait des impacts financiers réels et lancerait un message clair. Rappelez-vous lors des dernières élections municipales, près d’une dizaine d’ex-élus de la Ville de Montréal se sont vus accorder de généreuses allocations de transition alors que quelques semaines plus tard ils se voyaient replacer dans d’autres fonctions avec un salaire encore plus élevé que celui d’élu municipal ! Bravo à l’ex-ministre conservatrice Josée Verner, sans néanmoins quelques hésitations et pressions populaires, qui a renoncé à une indemnité de départ de $ 116,000 alors qu’elle se voyait offrir simultanément un emploi à vie à la Chambre haute (Sénat).

Un autre exemple d’une mesure créative pourrait consister à mettre en place la « clause du Surprenant », en l’honneur de notre ripou préféré de la Commission Charbonneau. Cette clause permettrait de saisir une partie du régime de retraite de fonctionnaires corrompus, la partie que les citoyens payent. Pour les fonctionnaires municipaux, cette partie représente souvent près de 75% de leur prestation. Imaginez que chaque Surprenant recevra plus de $ 2 millions en régime de retraite s’il atteint l’espérance de vie moyenne !  Imaginez les sommes que nous pourrions récupérer…

En terminant, bravo au présent gouvernement pour cette mise en bouche, ce hors-d’œuvre. Pour apaiser la grogne des Québécois et reconstruire le lien de confiance, un véritable plat de résistance devra être au rendez-vous, ce qui implique du courage et du leadership.