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Les intérêts supérieurs de Montréal

Je paraphrase volontairement Jacques Parizeau parce que cette formule résume parfaitement la philosophie générale de notre groupe.

Réflexion Montréal n’est pas un think tank partisan ou idéologique, même si nos idées sont plus proches de certains partis que d’autres.

Comme groupe, nous n’avons pas d’affiliation partisane au sens strict sur la scène municipale, et encore moins au provincial ou fédéral…ce qui ne veut pas dire que nous ne portons pas de jugement sur les partis et les élus en place. Au contraire!

Ça veut seulement dire que notre fidélité première est à Montréal, et que nous analysons tout sous cet angle.

En ce sens, nous admettons alors être partisans de Montréal face au reste du Québec et du Canada, et de la ville centre par rapport à la collection d’arrondissements, à l’agglomération, à la métropole et ses vastes banlieues.

Si nous prenons volontairement cet esprit un peu chauvin (avouons-le), c’est entre autre parce que nous croyons que Montréal est en manque de leaders, politiques ou autres, qui placent ses intérêts en premier.

Parlant de chauvinisme, le regretté Jean-Guy Moreau, dans l’une de ses meilleures imitations de Jean Drapeau, avait fait dire à notre ancien Maire qu’il s’adressait aux « gens de Montréal; peuple du carrefour de l’univers! »

Caricatural, on en conviendra…et le vrai Jean Drapeau savait lui-même l’être à l’occasion. Mais c’était tout de même l’époque où la Fierté avait une Ville!

Aujourd’hui, Montréal doit composer avec un maire d’arrondissement qui ne se donne même pas la peine de venir assister au conseil de ville parce que, dit-il, « je préfère consacrer ce temps là à la gestion du Plateau Mont-Royal. »

D’ailleurs en guise d’explication et/ou excuse, il nous indique qu’il n’a pas besoin d’y venir parce que Richard Bergeron est là. Ça l’exempte donc (apparemment) de devoir s’astreindre à comprendre ce qui se passe ailleurs à Montréal.

Hélas: ce n’est pas toujours mieux à l’autre bout du spectre puisque rappelons que ça aura pris 10 ans aux élus de la CMM pour adopter un Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) qui devait en être le document fondateur en 2001.

Pour l’essentiel, ça aura pris une décennie pour accoucher d’un plan tout de même pas si révolutionnaire que ça parce que trop de maires de banlieues pensaient uniquement à leur parcelle de terrain (c’est le cas de le dire!) plutôt qu’au développement intelligent et cohérent de la région métropolitaine.

C’est ce genre d’attitude que nous voulons changer. Nous pensons que Montréal mérite mieux que ça.

Toutes nos positions serons prises en fonction des intérêts supérieurs de Montréal.