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La culture à Montréal, c’est pas JUSTE de la culture

par Martin Bergeron

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J’ai assisté hier au lancement du guide La culture: faites-en votre affaire de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Ça se passait le lendemain d’une annonce concernant l’arrivée prochaine d’un studio d’effets spéciaux dans le Mile-End, et d’un texte de Simon Brault sur l’importance du Cirque du Soleil pour le secteur culturel de Montréal.

De toute évidence, la culture à Montréal…c’est pas JUSTE de la culture. Vous savez ce que je veux dire? Dans bien des endroits dans le monde, on considère la culture comme:

1- Un poste de dépenses pour les pouvoirs publics qu’on indexe à l’inflation;

2- Des activités pour se divertir, pour « avoir du fun »…et réfléchir un peu, une fois de temps en temps;

3- Des artistes qui, pour la plupart, ont besoin de « quêter » de l’argent pour survivre…mais bon, faut bien leur donner quelque chose parce qu’ils sont bien sympathiques.

Mais à Montréal?

La culture fait tellement partie de notre ADN maintenant, de ce qui nous distingue, de ce qui fait notre marque de commerce, de ce qui fait parler de nous positivement à l’étranger, de ce qui structure des quartiers et crée des emplois…la culture à Montréal, c’est un secteur d’activité stratégique!

C’est pour ça que c’est si important que la Chambre de commerce incite les gens d’affaires à investir (et à s’investir) dans la culture. Même lorsqu’ils font un don, on doit se rendre compte que c’est aussi un investissement dans le développement de Montréal.

Et qu’en est-il du financement public? On a un mélange de bon et de moins bon…et le financement public de la culture est, à mon avis, à la croisée des chemins en ce moment.

Le bon? Plusieurs éléments, dont:

1- Des infrastructures très importantes qui ont été construites au cours des dernières années: investissements colossaux dans le Quartier des spectacles, l’Adresse symphonique, rénovations et agrandissements au Musée des beaux-arts, Musée Pointe-à-Callières…

2- Des incitatifs fiscaux performants pour stimuler les dons: Placement culture connait un bon succès…et tant mieux si le comité récemment mis en place par le gouvernement du Québec suggère d’aller encore plus loin;

3- Un bon support aux tournées à l’étranger pour permettre à notre talent de s’exporter, et ainsi accroitre leur visibilité et leur « clientèle » parce que, clairement, le marché domestique ne suffit pas à absorber tout le talent qu’on a;

4- Enfin, de façon générale, une bonne reconnaissance de l’importance de la culture dans la foulée du Rendez-vous Montréal: métropole culturelle. Je pense que les anti-culturels sont en voie de disparition!

Le moins bon et la croisée des chemins maintenant? En clair, le financement traditionnel au fonctionnement ne suffit tout simplement plus à la demande! Les conseils des arts sont obligés de faire des choix déchirants, et de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Ce modèle traditionnel de financement n’est pas suffisant en l’état actuel, et ne s’inscrit pas non plus dans une logique de considérer la culture comme un investissement plutôt que comme une dépense!

Alors pourquoi est-ce que le développement économique ne financerait pas des initiatives et des organisations du domaine de la culture, entre autre sous l’angle de l’entrepreneuriat pour soutenir la relève?

Oui, oui, il y a bien déjà quelques initiatives de temps en temps, notamment sous l’angle de l’économie sociale…mais là je parle d’un apport beaucoup plus soutenu. D’autant plus que la culture doit être encore plus mise en valeur dans nos stratégies pour le tourisme également.

Évidemment (ai-je besoin de le dire?) je ne parle surtout pas ici d’enlever quoi que ce soit aux conseils des arts! Je ne parle surtout pas de transférer des budgets mais bien d’en ajouter des nouveaux qui répondraient à une logique de financement différente.

Ainsi, les conseils des arts continuent d’attribuer du support au fonctionnement basé sur le mérite artistique, mais le développement économique accorde un soutien financier supplémentaire au théâtre Aux Écuries et au Festival du Jamais Lu, par exemple, sous l’angle qu’il s’agit « d’incubateurs d’entreprises. »

(Avertissement #1: je ne prend pas ces deux organisations au hasard: je suis le vice-président du conseil d’administration de la première, et je suis mécène « Acteur de développement » de la deuxième. Je les nomme à titre d’illustration, mais je suis bien placé pour savoir qu’il s’agit de projets exemplaires.)

(Avertissement #2: Aux artistes qui se sentiraient mal qu’on les considère comme des « entreprises », j’aurais le goût de vous dire « prenez l’argent et mettez le dans vos projets artistiques…ça ne change rien à ce que vous êtes vraiment! »)

Le secteur culturel est en quelque sorte victime de son succès: il croit pas mal plus vite que les revenus de l’état. Donnons nous les moyens de le soutenir à la hauteur de son importance pour Montréal.

Parce que, après tout, la culture à Montréal, c’est pas JUSTE de la culture.

Le tout Montréal culturel prend La Ligne Bleue

par Martin Bergeron

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C’est aujourd’hui le rendez-vous 2012 de Montréal: métropole culturelle, événement de mi-parcours du Plan d’action 2007-2017. On attend près de 900 personnes à la TOHU – un membre important du réseau de La Ligne Bleue – pour discuter du chemin parcouru par le secteur culturel à Montréal au cours des 5 dernières années, et encore plus de ce qui nous attend au cours des 5 prochaines.

Au menu:

  • Le Montréal local – le développement culturel de la métropole à l’échelle locale : le développement des quartiers culturels, parce qu’une métropole culturelle doit vivre sa culture dans toutes ses composantes; le citoyen au cœur de l’action culturelle, comme participant actif et non seulement comme spectateur.
  • Le Montréal global – le rayonnement international de Montréal, métropole culturelle : le rayonnement national et international de l’activité culturelle de Montréal est plus que jamais à l’ordre du jour.
  • Les nouveaux modèles de financement : l’investissement en culture ne fléchit pas à Montréal, autant l’investissement public que l’investissement privé. Il faut maintenir ce mouvement et maximiser ses retombées de façon à construire des modèles économiques résilients, renouvelables et durables.

Dans le cadre des discussions sur le Montréal local, La Ligne Bleue a obtenue de prendre la parole afin d’expliquer son rôle dans le développement des quartiers culturels situés le long de la ligne 5 (bleue) du métro de Montréal.

Alors que cette organisation que j’ai le plaisir de présider vient tout juste de lancer officiellement ses activités il y a à peine plus d’un mois, et que nous croyons que notre modèle de mise en commun des ressources est porteur d’avenir pour le secteur culturel, il est tout à fait approprié que le tout Montréal culturel se déplace sur notre réseau pour participer à cet événement de grande envergure.

Je vous invite à visionner la vidéo insérée plus haut afin d’en apprendre davantage sur La Ligne Bleue et sur son événement de lancement du 20 octobre dernier.

Pour combattre la grisaille saisonnière, rien de mieux que La Ligne Bleue!

par Martin Bergeron

Heureusement que dans toute la grisaille saisonnière actuelle – je parle autant du temps moche qu’il fait à l’extérieur que de l’actualité municipalo-Charbonnesque – il y a La Ligne Bleue pour nous faire sourire et nous envoyer des signaux positifs.

Je vous invite donc à visionner cette excellente vidéo qui vous donnera une idée de ce que nous avons fait pour l’Halloween!

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En passant

Une bonne façon de prendre connaissance du formidable projet de La Ligne Bleue: regarder cette vidéo intitulée l’Échappée Bleue. Par la suite, je vous invite à visiter le nouveau site web: http://www.lalignebleue.ca

La Ligne Bleue: des quartiers culturels qui nous rendent fiers d’être montréalais

par Martin Bergeron

À la sortie de la conférence de presse qui annonçait le lancement de La Ligne Bleue – un réseau de 25 partenaires culturels qui ont pignon sur rue tout le long de la ligne 5 du métro –  quelques personnes m’ont demandé de mettre sur papier l’allocution que j’ai prononcée lors de l’événement.

S’il m’est impossible d’en livrer une version intégrale puisque j’improvisais à partir de quelques notes, je peux certainement reproduire le sens de mon message. Voici donc, en résumé, le message que j’ai livré aux médias et invités qui étaient présents:

« Pourquoi j’ai décidé de joindre La Ligne Bleue?

Lorsque David Lavoie et Valérie Beaulieu m’ont approché au printemps dernier pour me demander de devenir président du conseil d’administration de La Ligne Bleue, j’ai accepté ce mandat avec enthousiasme parce qu’il y avait trois éléments dans le projet qui me rejoignaient et m’interpellaient particulièrement.

Premièrement, j’étais impressionné de découvrir la qualité des partenaires culturels qui étaient membres du réseau de La Ligne Bleue, et je me disais que de les réunir tous ensemble dans une même entité serait susceptible de créer de la fierté chez les montréalais, et d’augmenter leur sentiment d’appartenance à notre belle ville que j’aime profondément.

En attirant les réflecteurs sur des institutions phares comme le Centre Segal, le Cinéma Beaubien et la TOHU – en plus d’entreprises plus petites mais tout aussi intéressantes comme Eastern Bloc ou le Cabaret du Mile End – je me disais qu’on faisait la démonstration qu’à Montréal, il se passe des choses vraiment intéressantes. C’est un message positif très positif dont Montréal a besoin.

Le deuxième élément qui m’attirait dans le projet de La Ligne Bleue, c’était de pouvoir faire la promotion de la richesse et de la vitalité des quartiers de Montréal.

On a le bonheur d’habiter une ville qui peut compter non seulement sur un centre-ville habité et très dynamique, mais aussi sur plusieurs quartiers qui sont des milieux où il fait bon vivre, qui peuvent compter sur des artères commerciales dynamiques, et sur des institutions culturelles er sociales d’envergue.

Je me suis dit qu’un projet comme La Ligne Bleue contribuerait à ce que les montréalais découvrent davantage des quartiers comme Côte-des-Neiges, Outremont, Rosemont, Parc-Extension, Villeray, St-Michel…et pourquoi pas, quand la ligne bleue du métro sera prolongée, on découvrira davantage St-Léonard et Anjou également!

La diversité et la vitalité des différentes communautés montréalaises m’intéresse particulièrement, et je me suis dit que La Ligne Bleue serait un bon moyen d’en faire la promotion.

La troisième raison pour laquelle je me suis intéressé à La Ligne Bleue, c’est le métro. C’est bien simple: pour moi le métro, c’est l’épine dorsale de Montréal, et c’est le coeur du développement de Montréal. Quand je conçois notre ville, je la pense d’abord en fonction du métro, et je me suis dit: quelle façon intelligente de concevoir ce projet d’un réseau d’institutions culturelles!

D’abord, situer notre réseau en fonction du métro est très brillant d’un point de vue de signalétique parce que la plupart des gens sont capable de situer cette ligne sur une carte. Mais ça permet également de constater que c’est cette ligne de métro qui permet d’unir ensemble des quartiers divers sur une seule et même trame, et qui permet de se déplacer facilement entre les différents sites.

Pour ces trois raisons là principalement, donc, j’ai accepté de présider cette nouvelle entreprise qui, j’en suis convaincu, saura contribuer de façon durable au développement et au dynamisme de Montréal.

Montréal: métropole culturelle

Avant de conclure avec la partie la plus importante – celle où je nomme et remercie nos nombreux partenaires – j’aimerais également vous parler  un peu d’où se situe La Ligne Bleue par rapport à Montréal: métropole culturelle.

D’abord, je veux vous dire tout de suite que La Ligne Bleue est membre de Culture Montréal et s’associe à la démarche de métropole culturelle sur l’horizon du 375e anniversaire de Montréal, en 2017.

Au-delà ce ça, on notera que notre projet s’inscrit en parfaite harmonie avec l’esprit et la philosophie de métropole culturelle en créant un regroupement d’institutions culturelles qui travaillent en partenariat, et mettent leurs forces en commun pour atteindre des objectifs de visibilité et de fréquentation qui seraient beaucoup plus difficiles à atteindre sur une base individuelle.

On conviendra tous également que La Ligne Bleue est l’exemple parfait de ce qui est prôné au chapitre des quartiers culturels, à savoir que la culture se déploie un peu partout sur l’ensemble du territoire de Montréal. C’est précisément cette démonstration que nous faisons en associant ensemble 25 institutions culturelles  situés dans des quartiers plus au nord de la ville, où on est moins habitué d’avoir le réflexe de penser qu’il y ait des lieux d’art de qualité.

Les partenaires de La Ligne Bleue

Sur ce, je tiens ici à remercier tous nos partenaires qui ont accepté de nous supporter, sans qui ce beau projet serait tout simplement impossible.

Je commence par un partenaire naturel et très important pour la réussite de La Ligne Bleue: la STM, et je remercie chaleureusement son président, Michel Labrecque, pour le soutien que vous nous apportez, notamment au niveau de la promotion et publicité;

Ensuite, un partenaire très important qui a été le premier à y croire au tout début, et à tout de suite investir dans sa réussite: la CDEC Centre-Nord, et je remercie particulièrement son directeur-général, Denis Sirois;

Patrimoine Canadien;

le MAMROT;

La CRÉ de Montréal;

Jean-Robert Choquet et Paul Langlois au service de la culture de la Ville de Montréal pour leur soutien financier, et la commissaire à l’économie sociale, Johanne Lavoie, pour son accompagnement et soutien;

Le regroupement des Caisses Desjardins du territoire de La Ligne Bleue;

Nadine Gelly et la Vitrine culturelle;

Emploi-Québec;

Les équipes dévouées d’Orangetango, MASSIVart et Massy-Forget-Langlois;

Olivier Choinière et sa compagnie L’ACTIVITÉ qui a dirigé la création des podcasts;

Manon Larin-Picard et l’action culturelle du Cirque du Soleil;

Le conseil de développement culturel Villeray-St-Michel-Parc-Extension pour leur accompagnement à l’origine du projet;

et finalement, Marie Lalonde et Vivre St-Michel en santé. »